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MOTHER INDIA
My Journey had started from New-Delhi right up to Varanasi, while passing the Taj Mahal etc, during the Holi, the Festival of Colours ! What can I say about my modest impression of India ? It's a huge contrast. Nothing original. I felt comfortable with the people there. Spirituality is omnipresent, as well as the smiles. Seeing people at the end of their lives, dying on the footpaths of the megacities is not considered as anything serious. One must get used to it, as soon as possible in order not to feel downhearted. The best thing to do, is to review one's cultural position and one's little convictions. Even my misconceptions on the intolerable caste system and arranged marriages had been swept away. I had ended up, by understanding that these allowed the regulation and stabilisation, of a society with old and very complex customs. That is the way it is. And it's not about to change. The world is unfair and life on earth is just a "Journey" and this passage is short-lived. Here, more than any other place in the world, I had experienced it. It touched my soul as it should. There is a profound truth. I had the impression of being protected by this dematerialised feeling - like cotton wool wrapping me up, like a protective Mother. Varanasi had been the highlight. Bodies have been cremated there for 3000 years, 24 hours a day. It is not only just the body. The soul pursues its eternal path via other lands/régions/countries. The story never ends. The swarming of people is exhausting in India. One needs to conquer it or die. However, this is part of the initiatory journey. The next time, I can't wait to explore southern India, Ladakh and its monasteries so highly perched, far from the materialistic world. In brief, it is also endless, these earthly journeys. For the record, the richest person in Varanasi lives in a beautiful and large house on the bank of the Ganges. He is the director of crémations. His little business operates at full capacity. He comes from the most inferior caste and takes care of the dirty work. Here are the contradictions and subtleties of this country, hardly fathomable on first glance, the third etc. "Same same but different", as one says there.

F.H

Mon périple est parti de New-Delhi jusqu'à Varanasi. En passant par le Taj Mahal et autres. Durant la Holi, la fête des couleurs ! Que dire de ma modeste impression sur l'Inde ? C'est un contraste élevé, rien d'original. M'y suis senti à l'aise avec les gens, la spiritualité est omniprésente, les sourires aussi. Voir des personnes en fin de vie mourir sur le trottoir des mégalopoles n'est pas vécu comme quelque chose de grave. Il faut l'assimiler le plus tôt possible pour ne pas sombrer. Le mieux est de revoir sa copie culturelle et ses petites convictions. Même mes aprioris négatifs sur l'insupportable catégorie des castes et des mariages arrangés ont été balayés. J'ai fini par comprendre que cela permettait de réguler et stabiliser une société aux vieilles coutumes très complexes. Ainsi sont les choses. Et ce n'est prêt de changer. Le monde est injuste, et la vie terrestre n'est qu'un "voyage", et ce passage est éphémère. Ici, plus qu'aucune autre place dans le monde je l'ai expérimenté. Cela m'a touché l'âme comme il faut. Il y a une profonde vérité. J'avais l'impression d'être protégé par ce ressenti dématérialisé. Comme de la ouate m'enveloppant. Comme une Mère protectrice. Varanasi a été le point d'orgue. Les corps y sont incinérés au bord du Gange depuis 3000 ans 24 h sur 24 h. Mais il n'est question que du corps, donc. L'âme poursuit son chemin éternel vers d'autres contrées. L'histoire n'est jamais finie. Le monde grouillant est usant en Inde, il faut vaincre ou périr, mais cela fait partie du parcours initiatique. Vivement l'Inde du sud, la prochaine fois, et aussi le Ladakh et ses monastères si hauts perchés, loin du monde matérialiste, bref, c'est sans fin aussi les voyages terrestres. Pour l'anecdote, la personne la plus riche de Varanasi habite une belle et grande demeure au bord du Gange. C'est le directeur des crémations. Sa petite entreprise tourne à plein régime. Il vient de la caste la plus inférieure. De celle qui s'occupe des basses œuvres. Voilà, pour les contradictions et subtilités de ce pays difficilement sondable au premier coup d'œil, voire au troisième, etc... "Same, same, but different", comme on dit là-bas.
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