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TOLERANCE IN MORROCO
Arriving to Morroco via Casablanca, I had Humphrey Bogart's phrase in my head : "Of all the gin joints in all of the towns in all the world, she walks into mine". Of course, Rick's bar had never existed and filming was shot in Hollywood. Passing the traffic jams of Casa, it is the impressive Hassan II Mosque, partly built by its Atlantic coast. The mayhem of the buzzing streets of the souk of Fès (pronounced Fess) and its 1200 "districts" the tanners and the innumerable artisan trades. Exchanges with the people, a smile, a few words. The colours, the theatre decors, the sumptuous palaces, the patios, it is so photogenic. But Morroco, is also of immense spaces, magnificent landscapes, from the sea to the snow covered mountains. The dunes of Merzouga will remain my greatest emotion, the feeling of the hot smooth ochre sand beneath my feet and this mystic silence, feeling a little of the impermanence of things, transience and eternity. To describe all this, I am lost for words - a western dream without a doubt, the desire of losing oneself and of never returning, becoming a "nomadic Berber", the shock... Returning to civilisation in Marrakech - the splendid botanical gardens, created by Majorelle and saved from disrepair by Pierre Bergé and Yves Saint Laurent. Jemaa el Fna square is no longer what it used to be, each square metre intoxicated by an economic aggressiveness. It is even on overlooking it, from the Café de France with a peppermint tea, contemplating from afar the Koutoubia, that one draws any interest there. It is time to leave again, towards the direction of the great outdoors, Essaouira the "belle", there where you no longer want to move, but just let life pass, watching the fishermen, its extraordinary light, its long beach of sand, its riads, strolling in the medina, caressed by the Atlantic wind, which rushes along the city walls, of which Orson Welles used as a natural decor for its Othello - taking three long years to finish filming, waiting for money that never came, while sipping whisky. Morroco, is also a rare and historic example of tolerance, where the three monotheist religions have respected each other and made each other grow.

F.H

L'arrivée au Maroc par Casablanca. J'avais la phrase de Humphrey Bogart en tête: "Of all the gin joints in the world, she walks into mine". Bien sûr, le RICK's bar n'a jamais existé, et le film a été tourné à Hollywood. Passons les embouteillages de "Casa", si ce n'est l'impressionnante mosquée Hassan-II construite en partie sur son rivage atlantique. La folie des rues bourdonnantes du souk de Fès(prononcer Fess) et ses 1200 "quartiers", les tanneurs et les innombrables métiers artisanaux. Echanger avec les gens, un sourire, quelques mots. Les couleurs, les décors de théâtre, les somptueux palais, les patios, c'est tellement photogénique. Mais le Maroc, c'est aussi des espaces immenses, des magnifiques paysages, entre mer et montagnes(enneigées)... Les dunes de Merzouga resteront ma plus grande émotion, sentir le sable ocre chaud et onctueux sous les pieds, et ce silence mystique, sentir un peu l'impermanence des choses, la fugacité, et l'éternité; les mots me manquent pour décrire cela, un rêve d'occidental sans doute, l'envie de s'y perdre, et ne plus jamais revenir, devenir un "berbère nomade", le choc... Retour à la civilisation à Marrakech avec le splendide jardin botanique créé par Majorelle et sauvé du délabrement par Pierre Bergé et Yves St Laurent. La place Jemaa el Fna n'est plus ce qu'elle était, intoxiquée par une agressivité économique à chaque mètre carré; c'est encore en la surplombant du Café de France avec un thé à la menthe, et en contemplant, au loin, la Koutoubia, qu'on arrivera à y tirer un quelconque intérêt. Il faut déjà repartir. Direction le grand air: Essaouira la "belle", là où on ne veut plus bouger, juste se laisser vivre à regarder les pêcheurs, son extraordinaire lumière, sa longue plage de sable, ses riads, et à flâner dans la médina, caressée par le vent de l'atlantique qui s'engouffre le long des remparts; qu'utilisa en décor naturel Orson Welles pour son Othello - qui mit trois longues années à finir le tournage, à attendre de l'argent, qui ne venait pas, en sirotant du whisky... Le Maroc, c'est aussi un exemple rare et historique de tolérance, où les trois religions monothéistes se sont respectées et se sont faites grandir les unes les autres.

F.H
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