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DEATH IN VENICE
Death in Venice... Impossible not to think of the masterpiece of Visconti and the music of Malher. Never has a city seemed to me as mysterious and secretive, with its tortuous winding alleys, its small squares, its canals, its numerous churches, the Basilica, the Guetto where the Jews were forced to live for almost three centuries. And what about the neighbouring islands, such as Murano and Burano! It was the month of August and I had expected a strong odour. There was none. I was also able to find quiet areas, sleep in a monastery, appreciating silence - far from the massing of crowds around the Rialto Bridge and St Mark's Square. It was perhaps the emotion and the humid heat. My vision of Venice was rapidly blurring. And I decided to do a "figurative" series, like a drunk Vaporetto. Serenissima is born of the sea and turns towards the sea. Independent and glorious yesterday, today it suffers from mass tourism. Immense cruise ships that come to pollute, worse than that of a 1000 cars and overflowing bins! The majority of the locals can't stand it anymore. It is palpable but they accept this mercantile pact of a globalisation that is more and more distressing. The Doge's Palace remains a highlight, and one thinks of the implausible escape of Casanova, imprisoned by the Inquisition, under the roofs of the " Leads prison", the worst of the cells, freezing cold in winter and suffocating in summer. A special mention to the incredible building renovated and saved by Pinault. And of course, the Guggenheim collection. Venice, it is charming from each corner of the street. A great immersion into the Middle Ages.

F.H

Mort à Venise... Impossible de ne pas penser au chef-d'oeuvre de Visconti et la musique de Malher. Jamais une ville ne m'a paru aussi mystérieuse et secrète, avec ses ruelles tortueuses, ses placettes, ses canaux, ses nombreuses églises, la Basilica, le Ghetto où les juifs furent forcés de résider durant près de trois siècles… et que dire des îles avoisinantes, telles Murano et Burano ! C'était le mois d'août et je m'attendais à une forte odeur. Il n'en fut rien. J'ai pu aussi trouver des coins tranquilles, et dormir dans un monastère, et apprécier le silence - loin de la foule agglutinée autour du Pont Rialto et de la place St Marc. Peut-être l'émotion et la chaleur humide, mais rapidement ma vision de Venise s'est troublée. Et j'ai décidé de faire une série "figurative", comme un Vaporetto ivre. La Serenissime est née de la mer et tournée vers la mer. Indépendante et glorieuse hier, elle souffre aujourd'hui du tourisme de masse: des paquebots immenses, qui viennent polluer pire que 10000 voitures; et des poubelles qui débordent ! La majorité des locaux n'en peuvent plus et le font sentir, mais accepte ce pacte mercantile d'une globalisation de plus en plus affligeante. Le Palais des Doges reste un moment fort, et on pense à l'évasion rocambolesque de Casanova, emprisonné par l'Inquisition, sous les toits des "plombs", la pire des cellules, très froid l'hiver, et suffocante l'été. Une mention spéciale pour le bâtiment incroyable de la Punta della Dogana et sauvé par Pinault. Et, bien sûr, la collection Guggenheim. Venise c'est du charme a chaque coin de rue. Un grand plongeon dans le Moyen âge.

F.H
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