NEW FACE OF SHANGHAI francoishuin.com
NEW FACE OF SHANGHAI
Certes, Shanghai n'est pas toute la Chine. Mais elle en est le nouveau visage de folie. Le parfait exemple: la ville nouvelle de Pudong, tant architecturale que commerciale. Shangaï est la plus grande ville du monde ou seconde, c'est selon les batailles de chiffre, en nombre d'habitants. Qu'en est-il du Shanghai des années 30 ? Des fumeries d'opium ? Presque rien. Presque tout a été détruit, et les habitants relogés le plus souvent loin en périphérie. On peut juste encore admirer les façades somptueuses d'antan, en se promenant sur le Bund. Il subsiste bien quelques endroits très calmes, aux allures surannées, dans l'ancienne concession française. Shanghaï, quelle exubérance dantesque ! La guerre avec Manhattan ? Facebook et Google sont pourtant bloqués, même en se connectant au wifi des pléthores Starbucks qui parsèment la ville tentaculaire. Les téléphones Apple sont très tendances pour les classes aisées. Les étudiants rebelles traversent sans broncher les rues, en dehors des passages piétons, et en se faisant réprimander sévèrement par la police. Les amoureux se collent fortement, comme pour ne pas être happés par la jungle urbaine. Shanghaï est une ville de paradoxe, où tout s'est accéléré voire déshumanisé, depuis le début des années 90, et l'ouverture aux marchés mondiaux. Shanghaï s'est développée trop vite, dopée par une incroyable croissance économique. La pollution peut y atteindre des sommets. On y vient pour y faire de l'argent. C'est un peu "marche ou crève". Le parallèle avec Manhattan est bien là. Mais y faire un stop est un réel plaisir. Fureter, d'un pas nonchalant, se construire son propre itinéraire, aller à la rencontre des gens, qui auront toujours à cœur de rendre service la plupart du temps, et d'échanger poliment. Ou bien vous fiche une paix royale si vous ne les sollicitez pas. Shanghaï est un monstre attachant, que l'on quitte renversé. Les mollets affûtés.

F.H




Top